The Silent Society est une fraternité privée consacrée au culte discipliné de la vie intérieure. Elle puise dans la longue tradition contemplative de l'Occident — les écoles stoïciennes, les philosophes platoniciens et néoplatoniciens, les contemplatifs médiévaux et les réformateurs modernes de l'âme, parmi lesquels la figure de la Rose et de la Croix tient sa place depuis le XVIIᵉ siècle.

La Société ne revendique aucune filiation institutionnelle continue avec un ordre antérieur. Elle revendique, plus modestement et plus exactement, un héritage — un corpus de textes, un vocabulaire et une manière de travailler affinés au fil des siècles, et toujours disponibles pour celles et ceux qui entreprennent la tâche de l'étude et de la pratique.

Elle est, en ce sens, ancienne : non par une descendance feinte, mais par fidélité à une tradition plus ancienne que toute institution que nous pourrions bâtir autour d'elle.

Principes

Quatre convictions sur lesquelles repose l'œuvre de la Société.

I

Formation

La formation du caractère est le véritable travail d'une vie sérieuse. C'est une œuvre de décennies, non de semaines ; d'habitude plutôt que d'élan ; d'attention plutôt que d'intensité.

II

Héritage

Les intuitions majeures de la tradition contemplative occidentale ne sont pas des techniques psychologiques. Ce sont des manières d'être, et elles ne s'acquièrent que par la lecture, la conversation et la pratique soutenues.

III

Réserve

La culture de soi est une œuvre privée. Elle n'exige ni public, ni certification, ni expression publique. La présence ou l'absence d'attention d'autrui lui est, en définitive, indifférente.

IV

Fraternité

Un chercheur solitaire peut avancer quelque peu. Une fraternité de chercheurs sérieux, échangeant conseil et jugement durant des années, va plus loin. La Société existe pour rendre cette fraternité possible.

À propos du Silence

Sub Rosa

Sous la rose, en confidence.

Le silence n'est pas une tactique de la Société. C'est sa discipline principale. La Société ne rend pas publiques ses activités, ses membres ni ses travaux. Elle ne recherche pas l'attention, et n'en offre pas à ceux qui la recherchent.

Ce silence n'est pas une affectation. C'est la condition qui permet que le travail intérieur se réalise sans déformation. Ce qui est accompli devant un public devient performance ; ce qui est annoncé cesse d'appartenir à celui qui l'annonce.

La Société affirme, avec les traditions anciennes, que le travail le plus sérieux se fait sub rosa — sous la rose, en confidence. La rose sur le sceau rappelle à chaque membre ce qu'il doit à cette confidence.

Tace et fac. — Garde le silence et agis.

Celles et ceux que ce mode d'action attire peuvent poursuivre vers The Work, ou aller directement au formulaire d'interrogation.

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